Wednesday, 26 August 2015

Montcalm

Je continue mon parcours sur la série de Skyrunning France avec le marathon de Montcalm. Une très belle course pyrénéenne avec suffisamment d'eau sur le parcours pour bien s'hydrater tout au long, se laver les jambes si on veut,.. jeter sur les concurrents,.. bref, vraiment beaucoup d'eau.. Mais c'est normal, l'eau minérale naturelle de Montcalm est mise en bouteille en bas dans la vallée. Donc voilà un petit cours pour les enfants : apprenons le cycle d'eau (de Montcalm).
Jamais je n'aurai fait un trail avec autant de ravitaillements !
Partis à une bonne allure dans un groupe de cinq, on n'était vite plus que trois et finalement on a fait toute la montée ensemble avec Mitch. Hector était une petite minute derrière, et puis il a accéléré pour franchir le sommet en tête. Je me sentais bien et confiant. Mais cela a changé au moment du demi-tour au sommet où j'avais l'impression d'être transformé en pire descendeur de la planète. Manque de motivation pour me lancer dans les cailloux, ou fatigue musculaire,.?. je ne sais pas la cause exacte, mais la descente était tranquille et je suis arrivé au village d'Auzat 3ème et quelques longues minutes derrière Mitch et le champion d'orientation Ecossais Hector Haines.
 La prochaine étape Skyrunning, ma prochaine course, sera le Trail de Serre Chevalier. Longue, technique et montagneuse, je pense qu'elle me conviendra. Ce sera sympa aussi de la faire avec mon frère Joe (qui vient de remporter la premiere édition du Glen Coe Skyline ce même w/e).

Thursday, 23 July 2015

étape du tdf

A little bike ride, pour changer...


Vu qu'il y avait du dénivelé au programme de l'Étape cette année, ça semblait normal de m'inscrire... Une nouvelle expérience, car c'était la première fois que j'épingle un dossard sur un maillot de cycliste.


Tout s'est très bien déroulé. J'ai vraiment bien profité du parcours, des paysages, des bonnes côtes, de la vitesse en descente sur les routes fermées :-) pas de crevaisons ni de chutes.
La dernière montée s'est révélée dure par contre. Ma faute, car je ne dépasse que très rarement les 40-50km en bicyclette, donc les dernières bornes ont un peu surpris les cuisses.


Je finis 301ème au scratch, en 6 heures 8. Les pros mettent bien une heure de moins ! (mais je les invite aussi à tester une ultra skyrace :-)


vidéo rapide du parcours
video



Altispeed

Dans la course à pied j'aime bien varier les choses : un peu de roulant, un peu de technique, un peu de pente, un peu de pluie, beaucoup de soleil... Mais à la base je suis un grand fan de la haute montagne. D'où le fait que je penche souvent pour les skyraces, à l'étranger et maintenant aussi en France. Je suis donc bien content de voir ce style d'épreuve, originaire d'Italie, s'étendre de plus en plus vers l'international, et surtout de s'installer en France.

Le Ice Trail Tarentaise et sa version courte, l'Altispeed, font parti du club de vrais "trails de montagne", avec tout ce qui va avec : sentiers peu entretenus voir inexistants, altitude, crêtes, sommets, vues, exposition et risques de chute... J'étais donc bien évidemment motivé d'y faire un tour. Mais après les 80k du Mt Blanc deux semaines auparavant, couplé avec une motivation de boucler la série Skyrunning France, cette fois-ci j'ai choisi la course "courte", l'Altispeed 32km pour 2200m de D+.


Ma forme était plutôt bonne, je me sentais récupéré depuis le 80k de Mt Blanc, mais comme je constate depuis le début de la saison, il me manque de la puissance dans les pentes raides. Faute d'une manque d'entrainement sur les pentes du Ventoux et sûrement trop de courses récemment (= trop de repos et pas assez d'entrainement). Je n'ai donc pas pu suivre Thibaut Baronian, dès les premiers kilomètres, et j'ai fait la course pour la 2ème place.


Dans les Alpes il y a la montagne préservée, et il y a aussi les stations de ski. J'en profite parfois des remontées mécaniques, mais il faut dire que c'est super moche. Et quand tu penses qu'il y en a qui se plaignent de l'impact visuel d'une éolienne :-)


Et attention aussi aux prix dans la vallée : achetez vous des bananes avant d'arriver à Val d'Isère !


Photo prise par Ian Corless dans la dernière montée. À ce moment là je n'avais pas beaucoup de force dans les jambes, mais le paysage était assez magnifique, et après le petit tunnel il ne restait plus qu'à descendre.



Sunday, 28 June 2015

Mont Blanc 80km, or more like 90km...

Most of my blogs are in French, but since it's an international race, here goes for a very short write-up of my perspective of the Mt Blanc 80km, in English!..

You know you're doing something a bit silly when your alarm goes at 2:45am and you're asking yourself how much food you need for fifty miles of very hilly running...

So up the hill we went, a stream of headlamps up the Chamonix-style smooth ziggy-zaggy footpaths...

And it has to be said that the early start was well worth it for the view of the sun rising over Mt Blanc and the other mountains on the other side of the valley...

Onto the second climb and Alex Nichols and I break off the front. He's running super efficiently, as he does. And I'm feeling pretty good too...

Half way up the second climb my head goes really light and the legs suddenly feel rubbish. It was a bit of shock to feel so naff so early on. Lack of long mountain climbs in my recent running? or the altitude? I just hoped the phase would quickly pass...

The downhill wasn't much better, until I got low enough and back into thicker air. At this point I realised the race was going to be a hard-fought slog...

Several hours later and onto the last climb. Alex has long since disappeared off the front. I initially take 2nd position and feel confident. A gap grows behind me. But once again, near the top of the climb, my legs go very weak again. Suddenly the quads are cramping and even walking becomes tricky. I get re-overtaken by Frano Colle, moving much more effectively than me up the steep slope, with walking sticks...

The last descent I was counting down the meters. A thousand meters feels like nothing after ten and a half hours. Even with completely smashed legs it's quite possible to throw yourself downwards for half an hour, luckily...


Monday, 8 June 2015

Trail des Maures

Comme je le dis souvent - comment découvrir un nouveau coin ? Vas-y et fais un trail!
Ce weekend c'était donc rendez-vous dans le Var, pour encore une classique du Challenge de Trails de Provence, Le Trail des Maures.


Partant de Collobrières, au programme 45km et environ 2500m de dénivelé, et le tout sous un soleil en mode four à pizza. Effectivement il faisait très chaud. Mais il ne faut pas oublier que je n'habite pas en Provence pour la fraîcheur ! Quand mes parents, actuellement en balade à vélo (comme toujours) sur les îles Hébrides (nord-ouest de l'écosse), m'envoient des messages comme quoi il fait à peine 10°C, je pense que je suis plutôt bien placé ici dans le sud.


On est parti à sept heures du matin, un petit tour du village, guidé à cheval, avant d'attaquer la première petite montée puis descente, sur des très jolis singles.


Et jusqu'à environ 10h ça allait très bien. Le soleil était encore bas et on bénéficiait de l'ombre de la végétation dense du massif. Et puis, vers 10h le four a été allumé. Heureusement il ne restait plus que 20km ! Honnêtement ils ont dû beaucoup plus souffrir ceux qui ont passé l'après-midi sur le parcours.


Le terrain était très rocheux, sauvage. J'avais des bonnes jambes donc je me suis lancé seul devant. En descendant de la deuxième colline sur une belle crête, passage très technique, j'entends pleins de mouvements autour de moi, et puis, "Groin-groin". "Hello les marcassins !",.. "Votre mère n'est pas dans le coin et énervée par hasard ?",.. "Non, vous êtes seuls ? C'est bien",.. "Et vous aussi ne vous pensez qu'à la bière fraîche à la châtaigne et à la piscine du gîte au village ?"..
C'est vrai que courir, se fatiguer, prendre des coups de chauds,.. ça peut avoir un drôle d'effet sur l'homme seul dans la forêt ! On peut même commencer à discuter avec les bêtes, n'est-ce pas ?! (pas toi ?, oh...)


Et oui, c'était à ces plongées si rafraîchissantes que je pensais pendant la dernière heure et demie de course :


J'ai eu un petit coup de chaud/fatigue dans l'avant dernière bosse, et je profite pour marcher avec les coureurs du 21km. En bas, un passage par une rivière, casquette à nouveau trempée d'eau froide (ça change tout), avant d'attaquer la dernière montée, et hop, de retour à Collobrières. Ça passe vite quand même 4h30 de trail. Surtout après les 92km du Tchimbé Raid ! Il faut toujours faire plus long et plus chaud, comme ça on relativise et les choses difficiles deviennent relativement faciles.. ..

Friday, 29 May 2015

Trail politics

Intro
The text below is not trying to be deliberately provocative. What I am trying to do to is to see both sides of the debate and to bring a global perspective into the context of the recent exchanges, manifestations, boycotts, etc.
It's not about Skyrunning vs trail running either. They are not the same thing and they don’t necessarily need to conflict. They are set on different terrain and they have different values. I am a big, big fan of Skyrunning. For me it's the coolest version of running around, but I know many a trail runner at the World Trail running Championships in Annecy who wouldn't be seen dead on a real Skyrace course, like Kima, for example. Let's just accept that and let’s give both of these versions of off-road running a future. They can both have World Championships, Skyrunning can be more branded, with more money, cash prizes etc, whilst the World Trail Running Championships can be run by a separate non-profit federation with its heart closer to the original Olympic values. Like those held for other sports, the World Trail Championships are about countries competing against each other in a big international event. Whilst Skyrunning and trail running are separate in the nature of terrain and perhaps their respective financing, parallels can also exist - both should not stray into lapped courses, wide tracks or tarmac, for example. And both need a proper system for drug testing.
As sports evolve organisations and federations form. Companies also jump on the band wagon. A growing sport does need to be controlled and organised to a certain level, we all agree on that. As the federations set up their respective series and championships they inevitably don't get it right first time. Take Skyrunning for example. They tried to go global a bit too quickly and as a consequence ended up bringing inappropriate races into their circuit. (Les Templiers is a pure and classic trail race. It has nothing in common with Skyrunning, yet it was included in one of the early world Skyrunning series). The ISF recognised their errors and are now returning to their (originally Italian Alpine) roots with races like the Glencoe Skyline. This evolution however takes time, organisation and a certain amount of trial and inevitably error.

What do I think personally? I think having a World Championships is very good thing. It brings credibility to the sport. National competitions are great. It would be a shame to limit ourselves to “team” competitions being about shoe maker X vs shoe maker Y. I also think that a separated (elite / mass) start is a natural and correct approach for such an event. And finally, I believe that the best races are the most natural ones with lots of small paths, mountains, nature... They can be rough, rocky and a bit dangerous and fit into the Skyrunning category and they can be smoother and more undulating, without necessarily big mountain summits and ridges, and fit into a trail running category. I'll be on the start line of both.

Finally, why am I not in Annecy? I was too late in submitting my request to be considered for GB, and you know the protocols! :-)

So, now for the crux of the debate: Certain "trail celebrities" are boycotting the World Trail Champs this weekend. Why is that? And what is my perspective?
(in bold are some of the arguements we’re hearing. In italics are my thoughts)

Because the Championship start is separated from the mass race start!
- Trail races are about single track. If hundreds or thousands of enthusiastic trail runners funnel straight into a single track it gets messy!

Because I can't wear my branded clothing!
- Is it not a proud moment to represent one's country? Don't worry; the countries don't have to supply the shoes! A Championship race is about one country vs another, it's not about Make X vs Make Y.  Clogs vs Wellington boots.

Because it's "elitist" and controlled by an independent Federation!
- The sport is getting more financial backing; top athletes make money out of it. The sport does need some regulatory bodies and importantly it needs doping control! The IAAF, IAU, etc.. may well have some suit-clad odd-bods who may not be best positioned to determine trail running's future (I’m not saying that necessarily the case :-), but importantly, and contrary to some of the suggested alternatives, it IS an independent organisation. The preference proposed by many athletes seems to be a sport controlled by the shoe and gear manufacturers. Now that feels like a more dangerous future to me. It means a money-controlled future and with money comes mess, we know that. Remember that when certain top trail runners speak, it is not necessarily their natural voice, they could have been hypnotised by their marketing managers.

Because it's too flat and easy!
- The 5 laps of a forest in Wales were a joke and a slap in the face for the sport. Not representative and certainly not a good advert. Trail running is not hamster running. The Annecy course may have been modified, but it is nonetheless one hell of a step in the right direction since the last Championships i.e. no laps, steep mountainous, lot's of single track and some nice views!


Wednesday, 27 May 2015

Ultra Lozère

Un weekend avec beaucoup de kilomètres...
L'Ultra Lozère, c'est une façon de visiter le Tarn.


Au départ, on nous explique le parcours !

et voilà, "Go".. et ça monte de suite...

et ça descend - c'est vraiment chouette !

Guillaume prend plaisir dans une première descente !

52km, 2500m et une nuit plus tard,..
maintenant pour la deuxième étape,..
tout le monde semble être frais ?!..

La deuxième journée est beaucoup plus roulante par contre

Avec de beaux passages encore

Je mange pas mal de bananes !

Voilà du roulant !

Podium final. Plus besoin de cacher sa fatigue !

Mais voilà une vraie course, avec de la vraie vitesse !
(mon fils 4ème du 400m - une étape seulement :-)

Et après... la récup, version Tarn

Et un peu de tourisme. L'Aven Armand. Impressionnant !

Bref. Une belle course, à faire !
Résultats : lozeretrail.fr
Petite Vidéo : vimeo.com/128878017